Les donneurs à cœur arrêté
(Non-Heart Beating Donors)

Dans certains cas, il est possible de réaliser un prélèvement d’organes à la suite d’un arrêt cardiaque. La classification de Maastricht définit 4 catégories de situations possibles :

Catégorie I : arrêt cardiaque sur le lieu de l’accident ou à domicile
Catégorie II : arrêt cardiaque à l’arrivée à l’hôpital et échec des manœuvres de réanimation
Catégorie III : arrêt thérapeutique programmé
Catégorie IV : arrêt cardiaque chez un sujet dont la mort cérébrale a été diagnostiquée.

La Belgique a récemment proposé une Catégorie V, à savoir le prélèvement d'organes à partir d'un donneur décédé suite à une euthanasie telle que reconnue par la loi belge. Le CHU de Liège dispose d'un programme actif de prélèvements de cette catégorie de donneur.

Les donneurs des catégories I, II et IV sont également appelés « donneurs non contrôlés ». En Belgique, les sujets de catégorie I ne peuvent pas être donneurs d’organes pour des raisons logistiques évidentes. Ceux des catégories II peuvent parfois être prélevés, pour autant qu’une équipe soit rapidement disponible. Pour les patients de la catégorie IV, un massage cardiaque doit être entrepris pour assurer la vascularisation des organes, et le patient doit être rapidement acheminé vers le bloc opératoire.

Les sujets de la catégorie III, appelés aussi donneurs contrôlés, sont des patients hospitalisés en Unité de Soins Intensifs et chez qui un arrêt de maintien des fonctions vitales a été décidé par une équipe multi-disciplinaire, en raison du mauvais pronostic vital. Avec l’accord de la famille, l’arrêt thérapeutique peut être réalisé au bloc opératoire, et être suivi du prélèvement de certains organes (foie, reins, poumons, pancréas).