Le foie

Le manque de greffon hépatique

Les donneurs à coeur arrêtés

Depuis le début des années 2000 a été réintroduit le concept de prélèvement à cœur non battant ou prélèvement à cœur arrêté. Lors des prélèvements d’organes cadavériques habituels, le donneur est en état de mort cérébrale, définie par des critères objectifs bien connus depuis des décennies. Cependant certains patients souffrant de lésions cérébrales irréversibles ne passent jamais en état de mort cérébrale car une partie du cerveau ou du tronc cérébral reste perfusé. Dans certains cas les lésions cérébrales sont si étendues que les soins intensifs sont inutiles et vains, et frisent l’acharnement thérapeutique. Les soins intensifs peuvent alors être interrompus après discussion avec l’entourage familial. Si l’arrêt des soins intensifs et de la ventilation se fait en salle d’opération, il est appelé « programmé », et un prélèvement des organes abdominaux (reins, foie) ou thoracique (poumons) peut être réalisé après déclaration du décès du patient par arrêt cardiaque. Le centre de transplantation de Liège a rapporté les meilleurs résultats mondiaux des transplantations hépatiques après prélèvement à cœur arrêté (ref 3), résultats largement à ceux de la revue de l’expérience belge (ref4). Cette expérience de maintenant plus de 50 cas a permis de réduire de façon significative notre liste d’attente liégeoise. 

Le prélèvement d’organes après euthanasie

En 2002 la Belgique fut le deuxième pays au monde à légaliser l’euthanasie. Depuis, plus de 15 patients, auxquels l’euthanasie avait été accordée selon les termes de la loi , ont demandé qu’après leur décès, leurs organes soient prélevés et transplantés. Cette demande a été examinée par des éthiciens qui n’y ont pas trouvés de problème éthique. Nous avons été les premiers, à Liège, à publier ce type de prélèvement, dont le nombre pourrait augmenter dans l’avenir, mais tout en restant limité.